Comment savoir si je fais un déni de grossesse et comment y remédier ?

Le corps est assez surprenant, car il peut masquer une grossesse. Vous ne prenez pas un seul gramme et vous avez votre silhouette d’antan. Aucun symptôme n’est au rendez-vous et pourtant, un enfant ne cesse de grandir au fil des mois. Vous faites alors un déni de grossesse et dans certains cas de figure, les femmes apprennent la nouvelle le jour de l’accouchement. Cela est assez surprenant, fascinant et très angoissant.

Une véritable pathologie qui touche 2 naissances sur 1000

Le déni de grossesse est redouté par de nombreuses femmes, car il est assez angoissant. Pendant neuf mois, vous n’avez aucun symptôme comme des nausées, des vomissements, une prise de poids, les règles continuent et votre ventre ne se transforme pas.

  • Pourtant, vous consultez les urgences à cause de violents maux de ventre qui se traduisent par un accouchement.
  • En quelques secondes, vous partagez votre vie avec un petit être qui n’était absolument pas attendu.
  • D’un point de vue psychologique, le choc peut-être très important.
  • Il suffit de lire la presse pour apprendre que des femmes n’arrivent pas à supporter cette idée.
  • Elles commettent alors des actes irréversibles en mettant un terme à la vie de cet enfant tout en cachant cette activité à l’entourage.

Il existe une autre forme de déni de grossesse, vous n’avez toujours pas le sentiment d’attendre un enfant, mais après quelques mois, votre organisme assimile cet état de fait et vous prenez conscience de la situation. Le corps change brutalement et c’est assez fascinant, car la prise de poids est rapide et surtout l’enfant caché le long de la colonne vertébrale prend une place beaucoup plus confortable, ce qui se traduit par une augmentation du volume de votre ventre. Le reste de la grossesse se déroule « normalement » jusqu’à l’accouchement.

Le déni de grossesse, devenir mère du jour au lendemain

Il n’y a pas de symptômes permettant de diagnostiquer un déni

Les professionnels de la santé n’arrivent pas encore à comprendre à 100 % le fonctionnement de ce déni de grossesse. En effet, vous n’avez pas un seul symptôme, mais il suffit de prendre conscience de la situation pour que la « transformation » se dévoile. Même si vous êtes techniquement enceinte depuis près de 8 mois, vous n’avez aucune modification. Il est donc difficile de penser à un déni de grossesse puisque vous ne vous interrogez pas sur une éventuellement situation.

De plus, il n’y a aucun symptôme ou signe qui peut vous permettre de déceler ce déni. Dans certains cas, il suffit de réaliser une prise de sang pour avoir une réponse fiable. En effet, les analyses permettent de connaître le taux HCG, s’il est élevé, les résultats sont positifs et ils traduisent d’une grossesse. Certaines femmes ne peuvent pas rester dans cette situation où le doute est aussi important, elles réalisent donc régulièrement cette prise de sang notamment pour éviter un déni de grossesse. Même si votre corps en apparence n’a aucun symptôme, les résultats seront forcément positifs.

Dans tous les cas, le déni de grossesse n’a pas une incidence sur le développement de votre enfant. Il naîtra en bonne santé même si vous apprenez son existence le jour de l’accouchement. Il peut donc se développer convenablement et ne souffrir d’aucune pathologie. Toutefois, certaines femmes stressent à l’idée de faire un déni de grossesse, il est conseillé de consulter un gynécologue pour qu’il puisse vous rassurer et vous transmettre toutes les informations vous permettant de chasser cette émotion négative.

Une femme qui fait un déni de grossesse ne peut pas l’éviter, rien ne peut l’expliquer, certaines futures mamans sont touchées et d’autres non.

En France, le déni de grossesse touche entre 800 et 2000 femmes chaque année. Ces chiffres montrent bien que ce phénomène, souvent incompris, est bien loin de l’image de comportement marginal relayée par les médias.

Qu’est-ce que c’est réellement ?

Le déni de grossesse, c’est le fait d’être enceinte sans en avoir conscience. Ce déni peut être partiel, lorsque la grossesse est découverte après le premier trimestre de grossesse, ou total, quand la femme ne découvre sa grossesse au moment de l’accouchement. Ce dernier cas de figure est plus rare et présente évidemment des risques pour la santé de la mère comme de son enfant.

Bien souvent, la femme enceinte concernée aura tendance à occulter les signes physiques de la grossesse. Une prise de poids modérée favorise ce déni, il est alors facile de confondre les mouvements du fœtus avec des troubles digestifs. En l’absence des symptômes habituels de la grossesse, ce sont souvent les médecins qui découvrent le fœtus lors d’examens de routine.

Les causes du déni de grossesse

Considéré comme un trouble psychiatrique, le déni de grossesse n’est pas un processus strictement physique.

  • Le rapport au corps, à la sexualité et bien entendu au désir d’enfantement sont autant d’éléments qui rentrent en compte dans le développement de cette pathologie.
  • Les traumatismes passés ou présents sont eux aussi à prendre en compte, et influent bien plus sur notre corps qu’on pourrait le penser.

Un suivi souvent nécessaire pour accepter sa grossesse

Que la déni prenne fin pendant la gestation ou après l’accouchement, il est essentiel d’offrir à la mère un accompagnement psychologique. Celui ci permettra à la fois de remonter vers la source du déni, puis de construire des liens avec le bébé. Cette découverte soudaine est souvent source de culpabilité pour la mère, qui tente de compenser en agissant de façon excessive. Là encore, il convient de construire un rapport sain pour rééquilibrer cette relation.

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