Circoncision : se familiariser avec cette pratique

La circoncision, autrement appelée posthectomie, est une intervention chirurgicale qui consiste à retirer totalement ou partiellement le prépuce, la peau qui couvre et protège le gland. Très répandue à travers le monde, cette opération peut être pratiquée pour deux motifs essentiels à savoir la religion et le besoin médical. Certains pays anglo-saxons tels que les États-Unis encouragent cette intervention en invoquant des motifs d’hygiène et prophylactiques (prévention).

La circoncision pour raison culturelle

Les religions juives et musulmanes préconisent la circoncision.

Le sens de la circoncision juive : la Brith Milah

Dans la religion juive, le rite de la circoncision est prévu par la Tora (Lev 12/3). Signe d’appartenance au peuple juif, cette intervention a lieu le huitième jour de la naissance, à la synagogue ou au domicile. 

La circoncision musulmane

Appelé Khitan en arabe classique et « Touhour » ou « Tahara »(purification) en arabe dialectal ou encore Sünnet en turc, la circoncision n’est pas exigée par le Coran ni accompagnée de prières. Pour les musulmans, elle représente plutôt le signe d’une appartenance au groupe. Suivant les traditions, le rite peut être accompli entre le septième jour de la naissance et les 13 ans de l’enfant. 

La circoncision pour raison médicale

Cette opération peut être prescrite pour des raisons médicales en cas de phimosis, de balanite ou d’infections urinaires trop fréquentes.

  • Le phimosis

Le phimosis se caractérise par l’impossibilité de retrousser la peau du prépuce au niveau du pénis (décalottage). Plus fréquent chez les enfants, il peut aussi toucher les hommes à l’adolescence et l’âge adulte. Courant chez le nourrisson jusqu’à l’âge de quatre ans, il faut éviter le décalottage forcé. On parlera de pathologie lorsqu’il devient gênant, infectieux ou douloureux. La circoncision sera alors indiquée. 

  • La balanite

La balanite correspond à une inflammation du gland qui peut être d’origine infectieuse, allergique ou irritative. Généralement, on constate une atteinte du prépuce. On parlera alors de balanoposthite. Ici encore, la circoncision sera nécessaire.

  • Les infections urinaires

Lorsqu’un petit garçon souffre d’anomalie des voies urinaires ou qu’il est sujet aux récidives d’infections urinaires avec fièvre (également appelée pyélonéphrites), les pédiatres préconisent la circoncision afin de réduire les risques infectieux.

  • L’intervention chirurgicale 

La chirurgie de cet acte dure entre 15 et 30 minutes et des points de suture résorbables sont mis en place. La douleur sera minime et temporaire et sera facilement calmée par des antalgiques.  

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