Accouchement : ce qu’il faut savoir sur l’épisiotomie

Pratiquée presque systématiquement en 1990, l’épisiotomie se fait désormais de plus en plus rare. Cet acte chirurgical consiste à inciser entre 3 et 6 cm du périnée pour faciliter la sortie du bébé, lors de l’accouchement. Entre les déchirures et la peur bleue de subir une telle intervention, voici tout ce qu’il faut savoir sur l’épisiotomie, pour rassurer toutes les femmes enceintes. 

Comment se présente l’épisiotomie ? 

Épisiotomie, son nom ferait presque des frissons dans le dos. Mais pour ne plus en être angoissé, il faut savoir exactement comment se déroule une épisiotomie. En effet, selon une enquête de 2016, presque 35 % des femmes ont fait face à une épisiotomie lors de leur premier accouchement. Pourquoi ? Tout simplement, car l’appareil génital n’est pas encore habitué à voir passer 35 cm de tour de tête. Par la suite, pour les accouchements suivants, le travail se met généralement plus vite en place et ne demande pas de passer par cet acte.

  • L’épisiotomie est le plus souvent médiolatérale et se fait à 45° du bord inférieur de la vulve, à l’aide de ciseaux chirurgicaux.
  • L’incision est ensuite recousue par des fils qui sèchent et tombent à la suite de l’accouchement.
  • Pour ce qui est de la douleur, la maman ne ressent généralement rien sur le coup puisqu’elle se fait durant une contraction, ou sous péridurale.
  • Ce sont les points qui peuvent tirer un peu, mais ils sont faits sous anesthésie locale.
  • Par la suite, vous ressentirez une gêne le temps de la cicatrisation, qui tombera vite dans l’oubli. 

Dans quels cas pratiquer une épisiotomie ?  

L’épisiotomie est donc réalisée, après décision du gynécologue-obstétricien ou de la sage-femme, si :

  • la maman n’arrive plus à pousser après une péridurale ;
  • une trop grosse déchirure lors de l’expulsion doit être évitée ;
  • le rythme cardiaque du bébé se ralentit et il faut intervenir rapidement ;
  • les forceps ou les ventouses doivent être utilisés, pour en faciliter la pose ;
  • le bébé est plus gros que la normale ;
  • la sortie de la tête ou des épaules est trop difficile. 

L’épisiotomie n’est plus décidée systématiquement et reste un acte chirurgical avec des conditions. De même, sachez que vous pouvez dire à votre gynécologue ou votre sage-femme que vous ne voulez pas de l’épisiotomie. Cependant, si lors de l’accouchement l’épisiotomie doit être pratiquée dans le cas d’une urgence vitale, c’est dans votre intérêt et celui du bébé. 

Partagez ce contenu avec vos contacts

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur email
Email
Partager sur whatsapp
WhatsApp
Partager sur digg
Digg

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *