Sexe : les rapports ne favorisent pas l’accouchement !

Vous avez sûrement eu vent de la technique de l’accouchement à l’Italienne. Pour les futures mamans et néophytes, il s’agit tout simplement d’un principe qui prône l’usage des rapports sexuels en fin de trimestre de grossesse pour faciliter l’arrivée du bébé.

En effet, pendant longtemps, la sagesse populaire voulait que la pratique répétée des rapports sexuels favorise la sécrétion de l’hormone des contractions : l’ocytocine. C’est cette hormone qui est déclenchée médicalement lors d’un accouchement. Pourtant, il semblerait aujourd’hui que cette méthode ne soit plus efficace.

L’absence de preuves scientifiques

La technique de l’accouchement à l’italienne est très populaire. Pourtant, très peu de preuves scientifiques attestent à ce jour de l’efficacité de cette méthode dans l’apparition précoce du travail. D’ailleurs, selon une étude américaine récente, il n’y aurait aucun changement significatif sur le col de l’utérus chez les femmes sexuellement actives à terme en comparaison à celles qui ne l’étaient pas.

Bien que le sperme soit une source naturelle de prostaglandines, une hormone pouvant provoquer des contractions utérines, il ne permettait pas d’observer une différence chez les femmes ayant adopté cette méthode et celles qui ne l’ont pas utilisée.

En conclusion, l’accouchement à l’italienne n’a aucune incidence particulière sur l’accélération du processus de naissance. Toutefois, il engendre un bienfait : le plaisir mutuel des partenaires.

Déclencher naturellement son accouchement

Si l’on ne peut se prévaloir des rapports sexuels pour enclencher les contractions chez la femme enceinte, il existe cependant d’autres techniques simples pour encourager l’arrivée de bébé. Il s’agit de :

  • La stimulation mammaire : elle favorise la production de la fameuse hormone qui entraîne la perte des eaux : l’ocytocine. En stimulant vos mamelons à l’aide d’un tire-lait, vous devrez être en mesure de secréter l’ocytocine nécessaire chaque jour ;
  • L’activité physique : il est difficile quand on est à terme de s’adonner à une quelconque activité physique. Pourtant, en étant le plus actif possible, vous aidez votre enfant à descendre doucement dans votre bassin. La marche simple suffit. En général, un peu d’exercice facilite l’arrivée du bébé ;
  • Faire usage à la médecine douce : homéopathie, acupuncture ou encore phytothérapie sont autant d’astuces qui peuvent contribuer à la survenance des contractions. C’est ainsi que des séances régulières d’acupuncture en fin de grossesse permettent d’assouplir le périnée et de réduire le temps d’accouchement.

De plus, il est également conseillé de boire des tasses de tisane de feuilles de framboisier pour faciliter l’accouchement. Enfin, voici les remèdes généralement proposés par les médecins homéopathes : Pulsatilla, Actea racemosa, Arnica et Caulophyllum sont utiles pour stimuler le travail. Ils peuvent être associés à du Gelsemium, prescrit environ un mois avant l’accouchement et qui agit sur le stress et permet de vivre son accouchement aussi sereinement que possible.

Au final, retenons qu’avoir des rapports sexuels en fin de grossesse procure certes du plaisir, mais ne garantit pas d’emblée un accouchement rapide. Au contraire, son incidence sur le travail de la femme enceinte est difficile, d’après les scientifiques, à apprécier. Nous vous conseillons donc d’essayer d’autres astuces naturelles pour accueillir sereinement votre bébé.

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